Bourse : L'Europe recule face à l'inquiétude de la Fed; Accor sous les projecteurs

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Par Peter Nurse 

Investing.com - Les marchés boursiers européens sont en forte baisse jeudi, alourdis par les inquiétudes de la Réserve fédérale concernant l'état de la reprise américaine.

A 10h40, le en Allemagne a baissé de 0,8%, le en France a reculé de 0,9% et l'indice au Royaume-Uni a perdu 0,6%.

La voie vers la reprise de l'économie américaine après l'épidémie de Covid-19 reste très incertaine, a averti la Réserve fédérale, selon le compte-rendu de sa dernière réunion, publié mercredi en fin de journée.

"Le compte-rendu de la réunion du FOMC du 29 juillet n'est pas particulièrement rassurant", a déclaré l'analyste James Knightley d'ING (AS:), dans une note de recherche.

"Le commentaire suggère un contexte économique faible et persistant dans lequel l'inflation reste faible, mais il y a peu d'inclination à offrir un soutien supplémentaire imminent à l'économie".

En Europe, le procès-verbal de la dernière réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne doit être publié jeudi.

En ce qui concerne les entreprises, le titre d' Antofagasta (LON:LON:) a chuté de 2,9% après que le mineur chilien ait affiché un bénéfice plus faible au cours du premier semestre de l'année, la production et les prix du ayant diminué dans le contexte de la pandémie.

Premier Oil (LON:PMO) a chuté de 23% après avoir prévu de demander aux investisseurs 300 millions de dollars supplémentaires en nouveaux capitaux propres avant l'acquisition des actifs de BP (LON:LON:) en mer du Nord. L'entreprise a déjà prévu d'augmenter son capital de 230 millions de dollars par le biais d'une augmentation de capital.

Les actions du groupe hôtelier français Accor (PA:PA:) ont augmenté de 2,6% après que le journal Le Figaro ait rapporté que la société avait examiné une fusion potentielle avec son rival britannique InterContinental Hotels, en hausse de 2,3%.

Frasers (LON:FRAS) a augmenté de 9,7% après avoir constaté le retour d'un "semblant de normalité", tout en signalant une baisse de 20% de ses bénéfices annuels, la fermeture des magasins ayant entraîné "l'année la plus difficile" de son histoire.

Dans le même temps, les tensions entre les États-Unis et la Chine, les deux superpuissances économiques du monde, se sont encore accrues après que les États-Unis ont annoncé qu'ils suspendaient leur traité d'extradition avec Hong Kong et mettaient fin au traitement fiscal réciproque avec l'ancienne colonie britannique.

Ces mesures s'inscrivent dans le cadre des efforts de l'administration Trump pour faire pression sur la Chine concernant l'imposition d'une loi de sécurité nationale qui a restreint de nombreuses libertés à Hong Kong.

Les prix du pétrole se sont affaiblis, le procès-verbal de la Fed constituant un avertissement sur la reprise de la demande, tandis que les stocks de pétrole américains ont baissé pour une quatrième semaine consécutive, mais de seulement 1,6 million de barils, moins que prévu.

Les membres de l'OPEP+, un groupe de grands producteurs de pétrole, ont averti mercredi que la reprise mondiale de la demande se faisait à un rythme plus lent que prévu, et qu'une deuxième vague du virus Covid-19 pourrait faire encore plus de dégâts.

Les contrats à terme sur le brut américain ont baissé de 0,9% à 42,73 dollars le baril, tandis que le contrat de référence international du a chuté de 0,6% à 45,08 dollars.

Les contrats à terme sur ont chuté de 1,6% à 1 938,80$/oz, reculant après le rebond du dollar suite aux commentaires de la Fed. L' s'est négocié en baisse de 0,1% à 1,1829.

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